Comment rendre notre pays attractif aux touristes ?

En matière de tourisme, il est bon de savoir que plusieurs options sont à prendre en compte :

  • Le tourisme culturel ou gastronomique, c’est le plus populaire au monde
  • Le tourisme de luxe où d’affaires, unique et exclusif, il touche une certaine classe riche et fortunée, ou des participants à de grandes réunions et rencontres d’affaires.
  • Le tourisme médical qui consiste à se faire soigner dans un autre pays
  • Le tourisme urbain qui se focalise sur l’architecture dans les villes
  • Le tourisme rural qui va s’intéresser aux parcs nationaux, aux forêts, aux montagnes, à la nature en général
  • Le tourisme de formation pour l’apprentissage éducatif, l’acquisition de connaissances historiques ou d’une langue étrangère
  • Le tourisme durable axé sur l’écologie, souvent réservé à des professionnels soucieux d’un équilibre entre le développement durable et les activités touristiques
  • Le tourisme balnéaire ou bleu qui se focalise sur les eaux côtières et les activités liées à la mer.
  • Le tourisme religieux ou spirituel qui concernent des destinations religieuses en raison des croyances.

Pour toutes ces différentes activités touristiques, le pays visité ou à visiter en attend des retombées, mais surtout, il doit y être préparé.

Un de mes amis français, voulant découvrir l’Afrique, a successivement effectué une visite touristique au Maroc et en Côte d’Ivoire. Et son expérience en terre ivoirienne lui a donné un goût amer, à ma grande surprise. Il me l’a expliqué en ces termes :

« Je viens de passer deux semaines au Maroc et j’y ai trouvé un pays parfaitement préparé à recevoir des touristes étrangers. Mais depuis que je suis arrivé en Côte d’Ivoire, je suis un peu déçu car il me semble que ce pays n’est pas vraiment préparé pour recevoir des touristes comme moi. En effet, au Maroc, j’ai trouvé de grandes facilités de circulation, des transports en commun fiables et propres, des parcs et lieux de promenade nombreux, ouverts et accessibles. A Abidjan, il vous est impossible de prendre le bus car il est systématiquement bondé de monde, vous n’avez quasiment aucun parc, aucun lieu de promenade, peu ou pas de places piétonnes, aucun espace de verdure pour un pays pourtant si accueillant. Au Maroc vous trouvez tout cela facilement, preuve que les marocains se sont vraiment préparés pour être une véritable destination touristique ».

Abasourdi par cette remarque cinglante, je me suis tout de même résolu à chercher, dans un premier temps à comprendre ensuite à rechercher d’autres motifs montrant notre impréparation à la culture touristique de masse comme au Maroc.

 

Comment comprendre ?

Il y a des choses vraies dans les remarques formulées par mon ami touriste français. Et elles nous handicapent dans la volonté de notre pays d‘être une destination touristique de premier plan.

Voyons d’abord le transport dans la ville d’Abidjan. Il faut bien admettre qu’il n’est pas aisé de se déplacer dans Abidjan surtout dans les moyens de transport en commun. Les bus de la SOTRA sont systématiquement bondés de monde et personne ne peut vous indiquer les lignes sur un plan disponible à grande échelle pour tout le monde. Dans ces conditions, il est difficile d’imaginer un touriste venu du Japon ou de Finlande se démener pour emprunter un bus de la SOTRA. Alors que quand nous ivoiriens nous allons dans des pays comme la France, il nous est tout à fait loisible de nous déplacer en métro ou en bus. Et justement mon ami français m’apprend qu’au Maroc, cette possibilité existe bel et bien. Vous pouvez utiliser les moyens de transport en commun au Maroc sans aucun souci. Ce pays dispose de l’un des réseaux les plus denses en Afrique en termes de voies terrestres, ferroviaires et aériennes. Il dispose de près de 1800 kilomètres d’autoroutes et d’une ligne de train à grande vitesse entre Tanger et Casablanca.

Le Maroc dispose d’un réseau routier d’environ 60 000 km dont 41 000 km de routes goudronnées et plus de 5 300 ponts. Le réseau principal comprend des autoroutes, des voies express, des routes nationales, régionales et provinciales. En comparaison, notre pays ne dispose que de 7 500 kilomètres de routes bitumées et de 400 kilomètres d’autoroute. Pour les déplacements, vraiment comme on le dit, il n’y a pas photo !

Et que dire des aires de promenades, des parcs ? A Abidjan, vous avez la forêt du Banco, le parc Dahlia Fleur et à Bingerville le Jardin Botanique.

Au Maroc, un parc national est une région naturelle, exceptionnelle, jouant un important rôle socio-économique, caractérisée par sa richesse biologique et paysagère, des traditions humaines ancestrales et un intérêt scientifique et touristique.

Les particularités du site justifient une protection et une gestion durable garantissant sa pérennité. L’idée de créer des parcs nationaux et des réserves naturelles au Royaume du Maroc date des années trente.

Au Maroc, la création des Parcs Nationaux est régie par le Dahir du 11 septembre 1934. Ces parcs relèvent du Haut-Commissariat des Eaux et Forêts et de la Lutte contre la Désertification.

Depuis le sommet de Rio en 1992, le Maroc a développé une stratégie de conservation et de développement des aires protégées ayant identifiées un réseau national de 154 « Sites d’intérêt biologique et écologique » dont 8 Parcs et 146 réserves.

 

 

 

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